Jean Monlong


    Mini-CV

    • J’ai obtenu mon diplôme de l’École nationale supérieure d’informatique et de mathématiques appliquées (ENSIMAG) à Grenoble, avec une spécialisation en bioinformatique.
    • Mes études d’ingénieur se sont conclues par un projet de recherche sur l’épissage alternatif à partir de données de séquençage d’ARN au Centre de régulation génomique (CRG) à Barcelone (Espagne), sous la direction du Dr Roderic Guigó.
    • Lors de ma thèse, j’ai développé des méthodes pour détecter et étudier les variations du nombre de copies dans des cohortes humaines à partir de données de séquençage de génomes complets, au sein du laboratoire du Dr Guillaume Bourque, à l’Université McGill, à Montréal (Canada).
    • En tant que postdoctorant, j’ai combiné mon intérêt pour les variations structurelles avec les nouvelles méthodes pangénomiques en développement à l’Université de Californie, Santa Cruz (UCSC), au sein du laboratoire de génomique computationnelle du Dr Benedict Paten, à Santa Cruz (États-Unis).
    • J’ai rejoint l’INSERM en tant que CRCN en mai 2023. Je continuerai à développer et à utiliser des approches pangénomiques pour étudier les variations structurelles, en mettant davantage l’accent sur la caractérisation de leur impact fonctionnel, notamment dans un contexte pathologique.

    Pour plus d’informations actualisées, de publications, etc., consultez jmonlong.github.io/.

    Expertise : Génomique, analyse de variants, pangénomique.

    Projets de recherche

    Les variants structuraux (VS) sont définis comme les variants génomiques affectant 50 nucléotides ou plus. Ils peuvent prendre plusieurs formes allant de simples délétions ou insertions à des réarrangements plus complexes composés de plusieurs types de variants tels qu’inversions, translocations et duplications. La majorité des VSs sont peu étudiés du fait des difficultés techniques pour les identifier. L’impact des VSs est aussi plus difficile à prédire, car ils affectent souvent plusieurs éléments génomiques ou participent à des mécanismes épigénétiques.

    Bien que le séquençage de fragments d’ADN court (“lectures courtes”) soit très utilisé aujourd’hui, il ne permet pas d’identifier tous les VSs. Le séquençage lectures longues, au contraire, peut identifier des VSs à une meilleure résolution, mais souffre d’un cout élevé. Nous avons montré que ces mêmes VSs peuvent être génotypés à partir de séquençage lectures courtes grâce à l’utilisation des pangénomes. Un pangénome représente plusieurs génomes et permet d’enrichir le génome de référence avec des variants connus.

    Ma recherche a pour but de développer des outils utilisant la puissance des pangénomes, pour mieux détecter ces variants, les intégrer dans les études d’association, et prédire leur impact fonctionnel. À l’aide de ces nouveaux outils, le but est d’identifier de nouveaux facteurs génétiques de maladies, ou le variant causal pour des associations connues.

    Publications

    HPRC2: A human pangenome reference with near-complete coverage of common genetic variation. Julian Lucas, Prajna Hebbar, ..., Jean Monlong, et al., bioRxiv 2026. DOI: 10.64898/2026.07.21.739710

    Advancing long-read nanopore genome assembly and accurate variant calling for rare disease detection. Shloka Negi, Sarah L. Stenton, ..., Jean Monlong, et al., The American Journal of Human Genetics 2025. DOI: 10.1016/j.ajhg.2025.01.002

    Long-read sequencing resolves the clinically relevant *CYP21A2* locus, supporting a new clinical test for Congenital Adrenal Hyperplasia. Jean Monlong, Xiao Chen, et al., medRxiv 2025. DOI: 10.1101/2025.02.07.25321404

    Mapping the scientific output of organoids for animal and human modeling infectious diseases: a bibliometric assessment. Yan Jin, Jean Monlong, ..., Agnès Wiedemann, Veterinary Research 2024. DOI: 10.1186/s13567-024-01333-7

    Efficient indexing and querying of annotations in a pangenome graph. Adam M. Novak, Dickson Chung, ..., Sarah Djebali, ..., Jean Monlong, bioRxiv 2024. DOI: 10.1101/2024.10.12.618009

    A draft human pangenome reference. Wen‐Wei Liao, Mobin Asri, ..., Jean Monlong, et al., Nature 2023. DOI: 10.1038/s41586-023-05896-x

    Pangenome graph construction from genome alignments with Minigraph-Cactus. Glenn Hickey, Jean Monlong, et al., Nature Biotechnology 2023. DOI: 10.1038/s41587-023-01793-w

    Scalable Nanopore sequencing of human genomes provides a comprehensive view of haplotype-resolved variation and methylation. Mikhail Kolmogorov, Kimberley J. Billingsley, ..., Jean Monlong, et al., Nature Methods 2023. DOI: 10.1038/s41592-023-01993-x

    Pangenomics enables genotyping of known structural variants in 5202 diverse genomes. Jouni Sirén, Jean Monlong, et al., Science 2021. DOI: 10.1126/science.abg8871

    Genotyping structural variants in pangenome graphs using the vg toolkit. Glenn Hickey, David N. Heller, Jean Monlong, et al., Genome Biology 2020. DOI: 10.1186/s13059-020-1941-7

    Exploring the phenotypic consequences of tissue specific gene expression variation inferred from GWAS summary statistics. Alvaro Barbeira, Scott Dickinson, ..., Jean Monlong, et al., Nature Communications 2018. DOI: 10.1038/s41467-018-03621-1